Informations de prévention de la gendarmerie de L’Union

Informations de prévention de la gendarmerie de L’Union

Les Escroqueries

La gendarmerie nationale est régulièrement amenée à constater des escroqueries commises, la plupart du temps, au préjudice de personnes âgées.

Les exemples listés ci-dessous, issus de cas réels commis sur la circonscription de la communauté de brigades de L’Union, visent à vous informer sur les escroqueries les plus courantes.

Quelques escroqueries courantes :
  • Escroquerie au rétroviseur :

Cas concret : Le 05 avril, la victime, une personne âgée de 85 ans, circule dans L’Union et se fait accoster par un individu – l’escroc – qui lui demande  de se stationner. L’escroc déclare à la victime qu’elle a accroché son véhicule et endommagé le rétroviseur. L’escroc demande alors 1800 euros à la victime pour éviter de passer par l’assurance. Il contacte alors par téléphone un complice, ce dernier se fait passer pour une société d’assurance et incite la victime à accepter l’offre. Cette dernière se rend ensuite à la banque pour retirer l’argent et le remet à l’escroc.

Mode opératoire typique : Deux escrocs : un premier interpelle la victime, lui déclare que celle-ci a endommagé son rétroviseur et réclame une importante somme d’argent. Un deuxième joue le rôle de l’assurance pour convaincre la victime de payer la somme.

  • Vol à l’italienne

Cas concret : Le 06 janvier 2018, la victime âgée de 70 ans, effectue un plein d’essence à l’Intermarché de L’Union. Elle reprend la route et est arrêtée quelques dizaines de mètres plus loin par un individu – l’escroc – qui lui signale que son pneu est crevé. L’escroc aide alors la victime à changer son pneu et profite d’un moment d’inattention pour dérober la carte bancaire de la victime. La carte bancaire est ensuite utilisée à plusieurs reprises par les escrocs.

Mode opératoire typique : Cette escroquerie se produit principalement dans des supermarchés ou stations services en présence de deux escrocs : un premier essaie d’obtenir le code de la carte bancaire de la victime lorsque cette dernière effectue un paiement. Il crève alors la roue du véhicule de la victime. Un complice, situé plus loin sur la route ou qui suit la victime en voiture, interpelle cette dernière, l’aide à changer sa roue et en profite pour subtiliser sa carte bancaire.

  • Rendement mirobolant

Cas concret : En début d’année, la victime, une personne âgée de 75 ans résidant à St Jean, est contactée par téléphone par une personne – un escroc – qui lui propose des placements financiers à 8 % net d’intérêt. Après avoir longuement hésité, la victime accepte la proposition et effectue deux virements de 25.000€ et 35.000€ sur des comptes en Bulgarie. Plusieurs mois plus tard, elle s’aperçoit qu’elle ne touche pas les intérêts et qu’elle ne peut pas récupérer son argent.

Mode opératoire typique : Les escrocs acquièrent la confiance des victimes en leur téléphonant à plusieurs reprises. Souvent des premiers intérêts sont versés aux victimes afin de les inciter à effectuer d’avantage de virements avant de couper tout contact. L’argent transite ensuite à travers de multiples comptes bancaires à l’étranger afin de compliquer la traçabilité de l’argent.

 

Facilités la vie quotidienne des victimes

Deux dispositifs qui ont pour objectif d’améliorer la qualité du service rendu à nos concitoyens : le guichet unique et la pré-plainte en ligne. Ces deux dispositifs, existants depuis plusieurs années désormais, sont pourtant souvent méconnus des victimes.

  • Le dispositif « guichet unique »

Depuis la loi du 15 juin 2000 renforçant le droit des victimes, un système de guichet unique commun à la gendarmerie et à la police nationale a été instauré.

Compétence territorial : De manière générale – il existe quelques exceptions (pour certaines escroqueries ou encore lorsque des mineurs sont impliqués) – lorsqu’un fait délictuel est commis, le service chargé de diligenter l’enquête est celui qui est compétent sur le lieu des faits, et non celui du lieu de domiciliation de la victime ou des auteurs.

Exemple concret : si un habitant de L’Union se fait dérober son téléphone alors qu’il se trouve sur Toulouse, c’est le commissariat de Toulouse qui est chargé de diriger l’enquête et non la brigade de gendarmerie de L’Union.

Principe du guichet unique : Afin de faciliter le quotidien et les démarches des victimes, toutes les brigades de gendarmerie ou commissariat de police au niveau national se doivent de recueillir la plainte de la victime. La procédure judiciaire est ensuite transmise au service de police territorialement compétent. Ce principe est inscrit dans l’article 5 de la charte d’accueil du gendarme.

Exemple concret : si un habitant de Montpitol souhaite effectuer un dépôt de plainte pour un vol commis sur la commune mais que la brigade de Montastruc est fermée, il peut aller déposer plainte à la brigade de Verfeil si celle-ci est ouverte. Une fois la plainte recueillie par les gendarmes de Verfeil, la procédure nous sera transmise afin que nous puissions effectuer l’enquête.

  • Le dispositif « pré-plainte en ligne »

La « pré-plainte en ligne » est un dispositif qui permet à des victimes d’infraction d’effectuer une pré-déclaration en ligne et de prendre rendez-vous dans le commissariat ou dans la brigade de gendarmerie de son choix pour signer la plainte.

Pour quels faits est-il possible d’effectuer une pré-plainte en ligne ?

Il est possible d’effectuer une pré-plainte en ligne lorsque :

– les faits concernent des atteintes aux biens (vol ou escroquerie par exemple)

– l’auteur est inconnu

– la personne qui effectue une pré-plainte en ligne est personnellement victime

A noter que depuis le 1er août, la pré-plainte en ligne a été étendues aux faits de discrimination et de harcèlement.

Quel est l’intérêt d’effectuer une pré-plainte en ligne ?

Effectuer une pré-plainte en ligne permet à la victime de gagner du temps :

– une fois la déclaration réalisée en ligne, il n’y a plus qu’à signer la plainte à la gendarmerie

– le dispositif « pré-plainte en ligne » permet de prendre rendez-vous : il n’y a donc pas d’attente à l’accueil de la brigade

Comment effectuer une pré-plainte en ligne ?

1/ Il faut se rendre sur le site : https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/

2/ Choisir la brigade de gendarmerie ou commissariat de son choix

3/ Remplir les formulaires (description des faits subis, préjudice, …)

4/ Proposer un horaire de rendez-vous pour signer la plainte

Après avoir effectué cette démarche en ligne, un gendarme prendra attache avec la victime dans les 24h pour confirmer le rendez-vous